Nuit tout aussi épouvantable que la précédente.
Nous devons surveiller le même patient que la nuit dernière et un autre tout aussi perturbé.
Ma collègue fait son tour et reviens vers moi décomposée.
- J'en ai assez tu peux pas t'imaginer viens voir au 20.
Je la suis et découvre notre petit monsieur la SNG à la main et la sonde vésicale de l'autre .
N'ayant pas encore sondé d'homme(elle a obtenu son DE il y a peu de temps),je sonde le patient.
La nuit est assez pénible et nous voyons arriver l'heure de notre tour de 5 h avec soulagement et mêlée tout de même d'inquiètude du fait du relâchement de notre surveillance.
Nous commençons notre tour chacune dans notre secteur et j'entends un grand fracas.
Je laisse tout en plan et file au 20 ,je trouve le patient debout ,l'adaptable par terre ainsi que la carafe et le verre en miettes,il avait arraché sa voie centrale,il y avait du sang au large et il marchait sur les bris de verre.
Ma collègue arrivée en même temps me dit complètement découragée:
- Là j'en peux plus ces 2 nuits sont affreuses!!
- T'inquiètes pas on va vite le recoucher et compresser la fémorale et lui piquer une numération en vitesse,et on fera le reste ensuite on regardera si notre apprenti fakir n'a pas de lésions sous les pieds et j'éclate de rire.
- Je ne comprends pas comment tu peux encore plaisanter après ces 2 nuits.
Il est vrai que ça peut paraître choquant mais je préfère rire des mots que j'emploie lors de situations pénibles plutôt que de m'énerver.